Le Zhang est une sorte de canne ou de bâton. Il est l’un des premiers outils à avoir été utilisé par l’homme. Dans la culture traditionnelle chinoise liée à la santé, les exercices utilisant un bâton ont une longue histoire. Les fouilles effectuées au tombeau de Mawangdui datant des Han Occidentaux (~190-168 av. J.-C.) à Changsha ont permis de découvrir un rouleau (Daoyin Tu Boshu) présentant la pratique du Daoyin, « gymnastique » taoïste, telle qu’elle était pratiquée au second siècle avant notre ère. Parmi la quarantaine de personnages, hommes et femmes de tous âges, représentés dans des postures diverses, quelques-uns d’entre eux pratiquent avec un bâton long. C’est à partir de ces dessins que des chercheurs de l’université de Tsinghua ont pu recréer ce Qi Gong.

Le bâton nécessaire à la pratique peut être en bois ciré (non vernis), en pin, en frêne ou en bambou (pour ce dernier, éviter les chocs : risque d’éclatement et de blessure). Il doit être régulier, cylindrique et avoir une surface douce au toucher. La spécification du bâton dépend de la taille et la grandeur des mains du pratiquant ainsi que son ressenti. En général, un bâton est d’une longueur de 105 à 125 cm, et un diamètre de 2,3 à 2,8 cm. De plus, le fait de tenir cet objet entre les mains permet au pratiquant de concentrer son attention et stabiliser son esprit.
Le Qigong du bâton de Taiji est l’une des 9 routines de Qigong, mise de l’avant par l’Association Nationale du Qigong pour la Santé de Chine.
Dans cet enchaînement de huit exercices, les mouvements sont conduits par le bâton et coordonnés à la respiration. Le bâton fait office de balancier et agit comme pivot pour guider les différents mouvements. Il facilite les étirements, permet de masser le corps et certains points d’acupuncture, et d’améliorer la coordination tout en fortifiant le corps. Sa pratique régulière permet d’assouplir les tendons et les articulations, de travailler la structure du corps dans sa globalité et de développer la maîtrise et la conduite de l’énergie, la précision du geste, la qualité d’ancrage et la qualité de présence.

LA GODILLE CHINOISE

En Extrême-Orient la godille propulse les bateaux traditionnels de toutes tailles. Les godilles des plus grosses peuvent être doubles et/ou actionnées par plusieurs personnes. La rame repose dans une engoujure à l’arrière du bateau. Elle est mise en mouvement par le godilleur qui se tient face à l’arrière et la saisit avec les deux mains à hauteur d’épaules. Il est possible de se tenir de côté et aussi d’actionner l’aviron d’une seule main pour avoir une meilleure visibilité dans les manœuvres. Les mains du godilleur décrivent des sortes de « 8 » pour faire avancer l’embarcation.

HALAGE (source : Dubato)

Le halage consiste à tirer les bateaux depuis un chemin dégagé et mis hors d’eau qui longe de près la berge des voies d’eau navigables, c’est le chemin de halage. Ce chemin, prévu pour le passage d’animaux ou de tracteurs, devait être résistant. Il pouvait changer de rive (droite ou gauche) en fonction de la configuration de la rivière. Les animaux changeaient de rive à l’aide d’un bac. Un homme pouvait également tirer des bateaux à l’aide d’une bricole, une sorte de harnais que le haleur portait à son épaule, il était relié par un câble à la mi-hauteur du mât du bateau.

 
 
 
 
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