Taiji Quan / ‘Tai Chi Chuan’

Le Tai Chi Chuan est un art qui propose la pratique de la concentration dans le mouvement dynamique de la vie telle qu’elle est. On est toujours soit dans un état statique, soit entraîné par le mouvement. Le Tai Chi fait découvrir une possibilité d’équilibre qui est en soi, la possibilité de maintenir son attention consciente, au milieu des forces opposées et complémentaires du Yin (principe réceptif) et du Yang (principe actif, créateur). La découverte d’un équilibre intérieur permet de ressentir la fluidité naturelle de tout mouvement, d’où la possibilité d’écarter de notre vie les tensions et la fatigue nerveuse. Cette harmonie du corps et de l’esprit permet alors d’accéder à une nouvelle conscience de notre « être-dans-le-monde ».
Lizelle Reymond

L’invention du Tai Chi Chuan est attribuée, traditionnellement, à Zhang Sanfeng (12ème – 13ème siècle), moine taoïste du monastère du Mont Wudang, situé dans le Hubei au nord-ouest de la Chine. Zhang Sanfeng aurait créé cette technique après avoir observé un combat entre un oiseau et un serpent, combat à l’issue duquel il aurait constaté la supériorité de la souplesse sur la rigidité, l’importance de l’alternance du Yin et du Yang, l’efficacité des mouvements circulaires.

Le Tai Chi Chuan, fruit d’une longue maturation à travers les siècles, a réuni pour une meilleure efficacité, les techniques taoïstes de longévité  et les arts martiaux. Ici Maître Dee Chao de la lignée de Cheng Man Ching, ancien général de Tchang Kaï-chek, mon premier professeur de Tai Chi Chuan.

1/ Exercices de base – Qigong
Ils ont un rôle d’échauffement, d’assouplissement et d’enracinement.
Ils permettent de développer l’équilibre, la coordination, la force interne et la respiration. Ainsi est réalisé un travail en profondeur sur le corps.

2/ Enchainement – Séquences
Les mouvements sont exécutés lentement. La respiration est profonde, pour permettre une plus grande précision des gestes, l’allongement du souffle et une meilleure sensibilité des différentes parties du corps en mouvement.
Mémoriser les séquences et l’enchaînement des postures, met en œuvre et renforce la synergie mental-mémoire du corps.

3/ Yongfa – applications martiales.
Travail à deux, sur des mouvements extraits des séquences, dans leur aspect martial.
Tai Chi Chuan signifie aussi « boxe avec l’Ombre ».

4/ Neigong – méditation taoïste.
Il s’agit d’un travail spécial sur le souffle permettant de faire circuler l’énergie dans le corps à l’aide de la pensée. La pratique régulière de Neigong est recommandée. Elle développe la force interne, la concentration et le calme, et produit immédiatement et à long terme un effet bénéfique sur la santé.

5/ Tuishou – poussée des mains.
Constitué d’une vingtaine d’exercices spécifiques, il prépare au combat. Il développe l’enracinement, l’équilibre, l’écoute, la sensibilité, et permet d’intégrer profondément les mécanismes qui régissent le Tai Chi Chuan.

6/ Armes – l’éventail, l’épée, le bâton, le sabre et la perche constituent les armes du Tai Chi Chuan. Leur pratique, hors adversaire, permet de s’entraîner aux déplacements et aux mouvements circulaires du Tai Chi Chuan. Et grâce à l’arme, d’affiner la précision, de développer l’énergie et d’en étudier différentes expressions.

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